La Soupe d’Orties

Le tonnerre grondait fortement, l’atmosphère était humide et chaude en Bretagne en ce jour de juin. Comme à l’accoutumé Youenn partait au village pour la « Baraerezh » (la boulangerie). Puis il devait passer chez « l’apotiker » (le pharmacien), et prendre des médicaments pour sa femme, Anne.

Il prit le chemin du village alors que la pluie tombait comme vache qui pisse.

Dans le sentier qui traversait la forêt, il entendit des chuchotements qui venaient de derrière les buissons. Les fougères, les ronces et les orties dansaient ensemble comme pour faire place à quelque chose… Quand tout à coup, il vit 3 korrigans se présenter devant lui.

 

-      Un était trapu avec une logue barbe charnue, un nez crochu et des bottes pointues.

-      Un autre était cour sur patte, avec un gros bidon et une culotte verte qui lui arrivait sur les talons.

-      Le dernier était mince avec de longs cheveux sous un chapeau fait d’écorces d’arbres et des jambes trop grandes pour lui, même ses doigts de pieds étaient trop grands.

 

Youenn surpris s’arrêta net ! Il savait que les korrigans sont des farceurs et qu’il ne faut pas essayer de les provoquer. Sinon ce serait la fin de son périple, c’est assuré !

Youenn sur ces gardes leur demanda ce qu’il pouvait faire pour eux. Les 3 korrigans parlèrent ensemble avec autorité :

« Pourquoi vas-tu au village sous cette pluie d’été ? »

Youenn s’exécuta et dit : « je vais prendre du « bara » (pain) et des « louzoù » (médicaments) ma femme est souffrante. Elle est très fatiguée, elle a du mal à se concentrer et a mal aux articulations. Il lui faut des « louzoù » (médicaments). »

Les 3 korrigans esclaffèrent de rire en faisant 7 galipettes et en criant : « Voilà encore un « diouiziek » (ignorant).

Puis, ils ricanèrent ensemble et dirent à Youenn : « Une soupe de « linad » (orties) est bien plus naturelle que les « louzoù » (médicaments) de tes usines… En plus cela ne te coûtera rien. Il suffit de connaître la nature ! L’aurais-tu oublié ? »

Un silence se fit : « Nous sommes de bonne humeur se jour d’« Arnev » (orage). Youenn n’eu pas le temps de répondre… Les 3 korrigans sautèrent dans les fourrés et ramassèrent tous une poignée d’orties qu’ils choisissaient méticuleusement.

Ils les donnèrent à Youenn et lui expliquèrent comment faire la décoction des orties.

Puis les korrigans lui dirent ceci : « Rentre chez toi et prépare une « soubenn » (soupe) avec les orties, comme nous te l’avons dit. »

Un « Tarzh-Kurun » (coup de tonnerre) éclata ! Puis, les Korrigans s’éclipsèrent dans la forêt.

 

Youenn rentra chez lui et prépara la soupe d’orties pour sa femme. En préparant la « soubenn » (soupe), youenn raconta à Anne sa mésaventure avec les 3 korrigans.

 

Le lendemain, Anne se sentait beaucoup mieux. Depuis ce jour, Anne et Youenn vont en forêt ramasser des orties et profitent des richesses que leur propose la nature.

Orties06

Les Orties, des vertus curatives :

L’ortie, consommée d’une manière courante assainit le milieu interne, dissout les cristaux d’acide, draine le foie, évacue les rétentions liquides diverses, améliore les rhumatismes des grands carnivores, régénère le sang, fortifie le corps . Elle joue encore un rôle contre les irrégularités glycémiques, contre les hémorroïdes, la goutte, les douleurs rhumatismales, contre l’oligurie et les troubles de la prostate, ainsi qu’une certaine prévention de la calvitie (cataplasmes sur la tête). Dans de nombreux pays, on utilise traditionnellement la décoction d’orties dont on imprègne un cataplasme destiné à arrêter les saignements divers. Des feuilles d’orties fraîches écrasées avec les doigts et placées dans le nez, par exemple, arrêtent aussitôt le saignement.

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